Alain CAPOUILLIET

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Alain CAPOUILLIET : "La Médina est ma source d'inspiration"


Les oeuvres du peintre Alain CAPOUILLIET sont accrochées à la galerie le chevalet à Casablanca.

Libération : Des étals, ruelles, échoppes, la Médina… prédominent dans vos travaux. Est-ce votre univers pictural ?


Alain Capouilliet : Tout à fait. Lorsque je suis arrivé au Maroc, la première sortie s’est faite à la  Médina de Rabat. Je suis tombé sous son charme : j’étais enthousiasmé par les couleurs, la lumière, par tout.
Je me suis rendu compte qu’il y avait une diversité de choses à peindre, des babouches, poteries, échoppes… Tout ce qu’on peut trouver dans une médina, en plus des gens extraordinaires. Tout cela m’a enchanté. C’est une source d’inspiration inépuisable surtout au niveau des couleurs que je recherche essentiellement.


Les portes sont aussi très présentes dans vos œuvres…
Je me suis intéressé un peu plus tard aux portes qui ont un caractère un peu intrigant. Quand on voit une porte, on veut savoir ce qu’il y a derrière. Je les ai faites avec un peu d’abstrait. Ce que j’appelle une abstraction figurative, puisqu’elles restent figuratives du fait que ça soit une porte et, ce qui est dernière est abstrait. C’est ma façon de les interpréter.

Vos œuvres offrent également une multitude de couleurs, comme si vous vouliez les peindre toutes ?
J’ai toujours été intéressé par la multitude de couleurs. Quand j’étais en France, j’aimais peindre les sportd mécaniques : les voitures de formule 1, Rallye Paris-Dakar. J’étais très attiré par la multitude de couleurs qu’on trouve dans ces dports, dans les autocollants, marques, entre autres. Je m’y plais.


Avez-vous été séduit par une ville marocaine, comme l’ont été nombre d’artistes de l’Hexagone ?
J’ai trouvé la Médina de Rabat extraordinaire. J’ai aussi beaucoup apprécié Essaouira et, encore mieux, El Jadida. Tanger m’est apparue complètement différente des autres villes. L’ambiance est différente. C’est autre chose. Par contre, je n’ai connu Marrakech et Casablanca qu’en coup de vent. Mais, il me faut voir plus de villes avant de m’attacher à l’une d’elles.
Par contre, chaque fois que je visite une ville du Maroc, j’ai toujours envie de la transcrire sur un support.

Vous avez longtemps travaillé à l’étranger et rencontré de nombreux artistes. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué chez les artistes marocains ?
Les peintres du Maroc sont très attachés à leur pays, aux traditions et à tout ce qui les entoure. Ce qui est une excellente chose. Ce n’est pas toujours le cas en France, par exemple.


Les prix proposés à cette exposition-vente sont-ils à la portée de tous ?
J’ai baissé les prix par rapport à ce que je pratique en France pour m’adapter au marché marocain. Je les ai alignés sur ceux pratiqués par les artistes marocains. Je pense qu’ils sont à la portée de tous.


Des perspectives au Maroc ?
Je vais exposer prochainement à Rabat dans une galerie de la place et au centre culturel de l’Agdal. Puis, au Palais des congrès de Marrakech, à la fin de l’année.


Propos recueillis par
Alain Bouithy.
Libération du lundi 22 janvier 2007